10k Paris Centre

Une de mes lapines Gainées au 10 km Paris Nike

Margaux, lapine gainée, nous raconte son 10km Nike Paris Centre.

Compte-Rendu des 10 km Nike Paris Centre 2017 – Margaux Lifestyle

Ces 10 km Nike Paris Centre, c’était mon objectif chrono de la saison. Après la belle revanche prise sur les 20 km de Paris, une semaine avant, je voulais terminer de la plus belle des manières une année de progrès.

En effet, l’année dernière, ces deux courses ont une saveur particulière pour moi… Un an que j’ai rencontré Yoann… La première fois que l’on a parlé de mes objectifs sportifs, il m’a clairement exprimé son scepticisme… Trop, trop vite en gros. Et effectivement, cela s’est vérifié sur les 10 km Nike Paris Centre l’année dernière…

Alors que Yoann nous servait de lièvre pour aller chercher le sub60, j’ai explosé au 3ème kilomètre… Ni les jambes ni le cardio ne suivaient. J’ai terminé comme j’ai pu, en décrochant un petit RP… J’ai donc continué à me voiler la face. Mais les 20 km de Paris la semaine d’après m’ont forcé à ouvrir les yeux.

Le constat

J’en faisais trop, je partais dans tous les sens. Mais surtout je n’avais pas un entraînement adapté… Je me suis prise une grosse claque, moi qui prenait ces 20 km de Paris pour un test en vue du Marathon qui aurait lieu six mois et pour lequel j’avais un dossard.

On en a discuté

Une discussion plus tard avec Yoann et c’est la douche froide. Il pense que faire ce marathon n’est pas une bonne idée, que c’est beaucoup trop tôt dans ma « carrière » de runneuse et que je n’en ai pas les capacités. Pas pour l’instant du moins… Le temps de digérer l’information, on trouve un accord : il m’amènera jusqu’au 30ème kilomètre, ce qui est déjà un sacré défi pour moi, puis advienne que pourra. Et c’est ainsi que l’aventure Lapin Gainé & Margaux a commencé… Le 1er janvier 2017…

Le marathon de paris 2017

Et cette aventure marathon a été tout simplement magique !!! Que du plaisir (zéro courbatures, douleurs ou autres !!). C’est pourquoi nous avons continué ensemble… Depuis le marathon, quelque chose s’est débloqué. Que ce soit au niveau silhouette, motivation mais surtout objectifs sportifs… Depuis ce marathon, tous mes chronos sont tombés… Notamment le sub60 sur 10 km…

J’ai l’impression d’être dans une phase de progression presque sans fin ! A chaque fois qu’un objectif est atteint, je me dis que la prochaine marche sera un peu plus haute que la précédente… Mais cela n’arrête pas ma progression… 10 km de Boulogne, la Course du Grand Paris, les 10 km de l’Equipe, les 15 km de Versailles, les 10 km de l’Hexagone, Paris-Versailles, les 20 km de Paris…

Puis les 10 km Nike Paris Centre… Mon objectif chrono de la saison… Je suis beaucoup moins sereine pour les autres courses auxquelles j’ai pris part depuis la rentrée. Un peu plus de pression car l’envie d’aller chercher ce RP, d’aller chercher les 57 minutes…

Mais en même temps, je sais que ce n’est pas forcément une période facile pour moi. Entre changement de saison et baisse d’énergie, je ne suis pas au top de ma forme. Sans compter un emploi du temps plus que chargé depuis le début du mois de septembre… Bref, toutes les conditions ne sont pas forcément réunies, mais on verra bien.

S’il y a bien une chose que j’ai pu apprendre aux côtés de Yoann, c’est la patience. Si cela ne passe pas aujourd’hui, cela passera demain. On ne jettera pas l’éponge, on continuera tout simplement à travailler. Parce que le travail finit toujours par payer en course à pied (et dans la vie !!!).

La course Nike Paris Centre

Ainsi, ce 15 Octobre 2017, le réveil sonne encore plus tôt que pendant la semaine pour aller au travail… C’est ça la dure vie du runner addict ! 😉 RDV au village départ, à côté du Palais Royal, à 8h30 pour déposer mes affaires, faire des photos avec les copains, mais surtout retrouver mon lièvre de choc… Karim !

Karim qui est sorti la veille, que j’ai réveillé à 8h et qui vient faire son footing de récup’ avec seulement de la bière dans l’estomac… la base !! Y’a vraiment pas de justice quand même ! Il y a plus de chances que ce soit moi qui vomisse sous l’effort, que lui !

Bref, vers 9h30, on entre dans le sas de départ… Il fait beau, pas trop chaud. Cela va être un régal que de courir dans les rues de Paris !! L’attente commence à se faire longue, l’excitation monte. C’est quand qu’on part ?? Ah oui ! 10h… Enfin, le départ des élites est à 10h… Je trottine sur place. Doucement, pour faire monter tranquillement le cardio. Histoire de dire à mon corps « Et réveille-toi ! Va bientôt falloir mettre les gaz et tout donner pour aller chercher ce RP ! »… Petit claping orchestré par le sexy Kevin Mayer Nike…

10h08… Margaux, les rues de Paris Centre sont à toi !!! Je pose mon cerveau, me concentre sur ma respiration, ma foulée et fait totalement confiance à Karim. On s’est mis d’accord sur une allure à 5’45/km sur les 5 premiers kilomètres, puis on essaiera d’aller chercher les 5’30 si les jambes suivent. Sans toutefois me griller sur le 7ème kilomètre. En effet, le boulevard de Montmartre est un enchaînement de faux-plats un peu casse-patte…

Je me cale sur la foulée de Karim. Et j’avance. Quel bonheur que de ne pas avoir à réfléchir, seulement suivre les consignes… Un coup à droite pour éviter un runner un peu plus lent, un coup à gauche pour rester à l’ombre. Je le suis tout simplement. Le premier kilomètre passe en 5’42… Le second en 5’39… L’allure est la bonne. Alors on se concentre pour la maintenir…

Sauf que l’estomac décide de se rebeller un peu. Instant glamour ! A l’entame du troisième kilomètre, la digestion commence à se faire… Le ventre est noué. Je respire profondément et ralentis un chouille le temps que cela passe. Ce troisième kilomètre se fera en 5’51…

On arrive sur les quais. Karim est toujours devant moi à m’encourager. A me donner de l’eau régulièrement et à faire en sorte que je sois constamment à l’ombre. Je suis dans ma bulle. Moi, la grande bavarde, je suis silencieuse, concentrée que je suis sur ma respiration.

Je passe le cinquième kilomètre en 00 :28 :18, ce qui est un record !! Je suis bien, les jambes arrivent à suivre le rythme, ma respiration est bonne. On continue sur cette lancée ! La place de la Madeleine est à portée de vue. Je passe le 6ème kilomètre et là, les choses sérieuses commencent ! On enchaîne le Boulevard de la Madeleine, le Boulevard des Italiens et le Boulevard Poissonnière, soit un enchaînement de faux plats plus ou moins longs pendant deux kilomètres…

Je serre les dents pour ne pas trop ralentir dans les « montées » et profite des « descentes » pour relancer (du moins, tenter de relancer) la machine… Petites foulées, coudes serrés qui vont chercher la propulsion, respiration raccourcie pour éviter de faire trop monter le cardio. Je me mets dans ma bulle. Je continue à mettre un pied devant l’autre à l’allure que me donne Karim. Tous les deux kilomètres il me donne de l’eau pour éviter que je ne me déshydrate. À l’ombre il ne fait pas si chaud que cela, mais j’en ai besoin. Je commence à peiner.

J’ai l’impression d’avoir les jambes en coton, de ne plus pouvoir accélérer alors je suis à 5’40-5’50/km sur ces deux kilomètres. On attaque enfin la dernière ligne droite. C’est à ce moment que le mental prend le relais.

Les jambes ne sont plus aussi bien qu’au début. Les différents faux plats ont attaqué mon cardio… Je dépasse les 195bpm. Le souffle est vraiment court. Mais il va falloir faire avec jusqu’à la ligne d’arrivée. Parce que nous n’allons pas ralentir. Le 8ème kilomètre passe en 5’27/km… Plus qu’un kilomètre avant la ligne d’arrivée…

Petit à petit, j’ai l’impression d’avoir mon petit-déjeuner en travers de la gorge. Cela commence à être vraiment dur. Puis, à 700-800 mètres de l’arrivée, mon mental défaille. J’annonce à Karim que je n’en peux plus et m’arrête d’un coup. Il refuse, me prend la main et m’oblige à continuer. « On ralentit si tu veux, mais on ne s’arrête pas. Tu as tellement donné, c’est hors de question de louper ton objectif si près du but ». Alors on court côte à côté, lui me tenant la main, moi lui broyant la sienne.

On arrive sur la Place des Victoires. Il ne me reste plus rien. Je relâche la main de Karim. Et j’accélère. Mon petit-déjeuner continue de remonter. Je serre les dents. Si je dois vomir, ce sera à l’arrivée, pas avant ! Je vois le dernier virage. La foule est au rendez-vous. Cela crie, cela applaudit ! Je donne tout, puis finalement je franchis cette ligne d’arrivée. J’ai une nausée plus forte que les autres, mais finalement mon estomac reste à sa place. Je regarde ma montre 00 :57 :09’09… J’ai atteint mon objectif ! (Plus tard, je recevrais mon temps officiel : 57’02)

Je viens de mettre une sacrée claque à mon précédent RP, qui datait de juin 2017 sur les 10 Km de l’Hexagone : 00 :58 :38… Mais surtout, je réalise les progrès réalisés en un an : je viens de gagner 6 minutes sur 10 km ! Je n’en reviens pas. Le repos est maintenant de mise. J’ai quand même pas mal forcé depuis la rentrée. Alors place à la récupération avant de se concentrer sur les prochains objectifs : le semi-marathon en 2h15 et le 10km en 55 minutes… Yoann, nous avons du travail !!

Margaux