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Les 50 nuances de Trail pour la semaine de l’amour

C’est la semaine de l’amour et je suis tombé in love de trail il y 2 ans déjà. Je voulais te raconter une petite histoire d’amitié avec camilloute alias camdewoods, ma petite blogueuse trail running tout gainé d’amour.

Elle nous raconte ses 50 nuances d’amour pour le trail, la vie et l’écriture…

Raconte nous mère castor gainé du trail

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En quoi le trail running a changé ton quotidien ?

Je m’épanouie beaucoup plus dans la pratique du trail. Que ce soit par l’environnement qui me correspond plus puisque je suis très nature/montagne que par la pratique en elle-même qui est moins monotone avec des changements de terrains, de dénivelés etc… Bien entendu vivant à Paris je continue tout de même à courir sur bitume et à faire quelques courses avec les copains !

T’es qui TOI, qu’est ce que tu fais dans ta vie ?

Née dans un petit village Corrézien j’ai grandi en région parisienne, loin de la nature et des limousines. Je garde tout de même un lien très fort avec les grands espaces et y retourne dès que possible. D’où mon amour pour la randonnée et le trail notamment. Sports que je pratique aussi par besoin et passion du dépassement. Un dépassement de mes capacités, pas des autres. Mais c’est bien gentil d’être une pile électrique, je suis aussi à la recherche de bien-être et de zénitude. Et tout ça, le sport, le bien-être, mes défis, mes blagues potaches, j’adore le partager sur mon compte instagram et mon blog !

C’est quoi tes objectifs de l’année 2018

J’ai deux gros objectifs pour ce début d’année … le Trail Sainte Victoire, un 60km avec 3000D+. De loin mon plus gros trail, je ne réalise toujours pas que j’ai pris mon dossard sur un coup de folie !

Scoop. Je ne l’ai pas encore annoncé officiellement. Je suis encore un peu en stress alors c’est l’occasion de balancer un petit scoop… Je pars pour 1 mois et demi de randonnée sur le chemin de Compostelle l’été prochain. Les congés sont posés, le planning s’organise et le trouillomètre va pas tarder à s’activer !

Trop je kiffe j’attends les tofs avec impatience, trop de love déjà !

Tes peurs, tes réussites en 2017, tes forces.

Mes peurs ? ma plus grande peur sportive est de me blesser… je sais que je malmène parfois un peu mon corps, je fais au max pour le chouchouter aussi histoire qu’on reste bons copains. Mais à force de voir tous les autres se faire des bobos je stress parfois un peu…Alors en 2017 je me suis fais quelques frayeurs, des petites douleurs par ci par là et cela m’a clairement donné envie de favoriser la récup et un peu plus de bien être en 2018.

Mes réussites… de belles lignes d’arrivée avec deux trails assez challengeants pour moi :

Le Trail des Passerelles de Monteynard ( http://camdewoods.com/compte-rendu-du-trail-des-passerelles-du-monteynard-39km/) en juillet 2017. Mon premier vrai gros trail, de 40kms. Un paysage de folie, 7h à kiffer mais aussi à en chiez. Et une fierté sans nom à l’arrivée.

La SaintExpress (http://camdewoods.com/saintexpress-44km-saintelyon-2017/) qui m’a fait bien flippé mais bon au final…j’ai passé la ligne d’arrivée aussi et j’étais hyper heureuse !

Comment vois tu le trail en 2018 ?

En 2018, je continue à apprendre du trail. Pour l’instant je pratique le trail depuis à peine 2 ans et j’ai énormément de choses à apprendre. C’est une discipline très complète, qui demande aussi de la technique et il est parfois difficile de s’entraîner sur Paris…au-delà du plaisir j’ai aussi envie de progresser et de m’attaquer à des distances plus élevées. Comme le 60km^^

Bah je t’accompagne dans ta prépa si tu veux choubinette 

On se connait depuis quand déjà ?

On s’est rencontré au sein du groupe Boost Bir Hakeim désormais »adidas runners birhakeim »…ça ne nous rajeunit pas tout ça dis donc ! Déjà 4 ans qui tu fractures les yeux des gens avec ta beauté naturelle.

Pour le blog ? ça t’aide en quoi d’écrire ? Tu peux dire que tu es une influenceuse ?

J’adore écrire, je voulais être écrivaine quand j’étais gamine. N’allons pas jusqu’à dire qu’un blog vaut une trilogie à la Harry Potter ! Mais c’est déjà un petit début non ? Je m’amuse comme une petite folle en racontant mes aventures, en donnant des conseils et en partageant mes petites histoires à droite à gauche. Pour être honnête je ne pensais pas recevoir autant de retours aussi positifs de pleins d’inconnus qui ont l’air de s’éclater aussi en me lisant…du coup je continue. J’y partage en priorité des sujets sur les sports outdoor, le bien-être, la bouffe…Mais pour être honnête je pars un peu dans tous les sens, au gré de ce qui me passionne. J’aime aussi me sentir « utile » à mon tout tout petit niveau et pouvoir par exemple valoriser la randonnée ou le développement durable.

Elle ne veut pas ce l’avouer mais c’est un conteuse moderne en fait

Merci ma Camilloute pour ses mots. Les filles, lancez vous dans le trail vous allez kiffer de ouf malade. C’est un passage obligé quand tu es coureur. Perso j’en ai fait mon cheval de bataille. On est tellement dans la nature. Et comme tu sais je prépare un Ultra cette année. Si tu te poses la question duquel ? Bah j’ai choisit le Mercantour cette année. J’avais kiffé le premier ‘la Maxi Race 83 5200 D+ » à Annecy & « la Transkarukera 90 5000D+ » en Guadeloupe. 

C’était Camille alias 

camdewoods

 

Prochain Article la semaine pro ! On parlera du marathon du futuroscope après ce kiffe de trail

Run Marathon of Berlin

Hey Marathonien Gainé,

J’espère que tout roule pour toi moi, j’étais au marathon du DUBLIN le mois dernier pour un SUB 4h avec la Belle MAMAN. ça FARTE ? Au Calme comme dirait BRICE de NICE qui a beaucoup aidé la DIO à toucher les étoiles lors de son MARATHON OF BERLIN

ELLE vous raconte son KIFFE

Le marathon de Berlin était il y a environ un mois. J’ai mis du temps à écrire ce CR – le temps de redescendre de la course, de revenir à Paris, de récupérer physiquement et mentalement, de recommencer à courir et puis finalement de m’inscrire à un nouveau marathon (Rotterdam). Aujourd’hui je sais que je participerai au marathon de Berlin en 2018, alors même que je me suis toujours dit que je ne participerai jamais à une course deux fois de suite. Et pourtant… J’espère que ce compte-rendu vous permettra de comprendre à quel point le marathon de Berlin est une course exceptionnelle et vous donnera peut-être envie d’y participer à votre tour.

Pour situer le contexte, j’apprends tout début septembre avoir été tirée au sort pour gagner un dossard au marathon de Berlin. Woooooww – je n’ai couru qu’un seul marathon pour l’instant, celui du Mont St Michel, en un peu plus de 3h55, après une prépa de 12 semaines. Néanmoins, je me sens en forme, après 2 mois de vacances, et je décide de relever le défi : courir un marathon après une prépa d’environ 3 semaines. Je demande conseil à plusieurs amis de AR Odéon, dont mon lapin gainé préféré et je comprends que je vais passer 3 semaines à enchaîner les fractionnés (un court et un long par semaine), les sorties longues et un gros travail d’allure ayant pour objectif de terminer le marathon en 3h45. Je n’ai pas envie de trop me fatiguer, je décide donc de troquer mes longues séances de renfo pour des sessions de 15 minutes de gainage inspirées du programme de Yoann tous les jours (et je peux vous dire que 15 min de gainage par jour permet d’obtenir plus de résultats qu’enchaîner les abdos !)

24 jours plus tard nous y voilà : 24 septembre 2017, BMW Berlin Marathon. Depuis quelques jours, la ville est en effervescence, les coureurs sont partout, reconnaissables à leurs sacs bleus. Le marathon de Berlin est un événement incontournable : c’est là que le record du monde a été établi par Dennis Kimetto en 2014 ; c’est là que Eliud Kipchoge, Wilson Kipsang et Kenenisa Bekele tenteront de décrocher un nouveau record mondial. Kipchoge l’a officieusement battu lors de l’initiative Nike breaking 2 et les pronostics vont bon train. De mon côté, je suis à Berlin depuis quelques jours et je marche pas mal pour me calmer car le stress commence à monter et un soucis de dossard me fait vraiment paniquer. L’équipe AR Berlin a organisé de nombreux événements : movie night, pasta party à la run base, etc. Je rencontre d’autres runners, je retrouve des runners parisiens et j’essaie de ne pas (trop) stresser et de boire le plus possible…

23 septembre 2017, mon race pack est prêt :

  • Nike Pegasus (j’adore ce modèle sur marathon, légères avec un bon amorti)
  • Chaussettes de compression X Bionic (top niveaux compression, aucune courbature aux mollets après le marathon du Mont St Michel) et crème Nok pour éviter les ampoules
  • Short de running Lululemon, génial car plein de poches pour les gels
  • Brassière Nike sans couture pour maintenir la poitrine en évitant les ampoules
  • Tshirt AR <3
  • Gels de la marque Punch Power – pas trop mauvais, testés à l’entraînement, bio, sans gluten, avec un peu de sel pour compenser le sel perdu via la transpiration
  • Montre tomtom chargée

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J’ai du mal à dormir, hâte de voir si courir un marathon avec 3 semaines de prépa permet d’obtenir de bons résultats…

24 septembre 2017 – 5h : je déguste un délicieux petit déjeuner, à base de lait de soja, banane, flocons d’avoine et muesli protéiné (flocons de soja et fruits). Je suis censée retourner dormir mais impossible de trouver le sommeil. Vers 7h je quitte l’auberge de jeunesse pour aller retrouver les runners AR, qui ont privatisé une salle dans la Haus Der Kulturen Der Welt, à deux pas de la ligne de départ. Le métro est rempli de participants arborant déjà dossards, ceintures à gels et autres camelbacks. En se rapprochant de la ligne de départ, on sent que les runners sont là pour faire un chrono, très peu sont déguisés et la tension monte. La base AR running est top, le DJ et les ateliers tresses et maquillage détendent bien l’atmosphère. Après la photo de famille je laisse mes affaires au vestiaire et retrouve le pacing groupe AR 3h45.

9h : on est sur la ligne de départ. C’est incroyable, je n’ai jamais participé à une course aussi importante – plus de 45000 participants. Des écrans géants diffusent le départ des Kenyans, c’est impressionnant : leur foulée est économique au possible, ils semblent flotter dans les airs de façon imperturbable, presque comme si courir à plus de 20km/h sur une telle distance n’exigeait d’eux aucun effort. Et puis sans même m’en rendre compte il est 9h30 et on s’élance dans la grande allée du Tiergarten…

Au dixième kilomètre, je réalise que la pacer AR est à un rythme de 5’10/km – c’est-à-dire une allure beaucoup plus rapide que le 5’20 nécessaire pour finir la course en 3h45. Je vérifie : elle porte bien un t-shirt 3h45. Sur le moment je panique un peu, partir trop vite est vraiment l’erreur à ne pas faire sur marathon, je l’ai lu tellement de fois, j’ai tellement d’amis qui ont eu du mal à finir un marathon après un départ trop rapide. J’essaie de me connecter à mes sensations et globalement ça va – après le premier quart je ne suis pas fatiguée, le stress a disparu, cette allure me convient et je me sens bien. Je décide donc de prendre le risque de tenir cette allure – on verra bien…

On ne m’avait pas menti : le parcours est très plat, très roulant, aucun dénivelé ne vient casser mon rythme. Je cours sans musique et l’ambiance est au rendez-vous malgré la pluie et le froid (un peu moins de 20 degrés). Les Berlinois sont nombreux à encourager les coureurs, les fanfares et orchestres rythment le parcours et les rues très longues et droites offrent une superbe visite des nombreux quartiers de la capitale allemande. Seul bémol : les ravitos sont un véritable bordel, à chaque fois je suis obligée de ralentir à cause du monde et de l’eau par terre (l’eau est distribuée via des gobelets que les participants jettent par terre ce qui rend la chaussée très glissante). Néanmoins, je ne m’arrête pas aux ravitos – j’ai mes propres gels et une bouteille de 50cL. Je prends une gorgée de gel toutes les 20 minutes, afin de garantir un apport en sucre continu et de prévenir l’effet coup de bambou (un souci que j’avais eu lors de mon précédent marathon, où je prenais un gel/heure et où au 30eme km je n’avais plus la moindre énergie…)

J’arrive déjà au semi – la foule se fait plus dense, on se sent vraiment porté et encouragé, c’est incroyable. J’attrape une demi banane au ravito, que je grignote à la place de mon gel. Ça passe plutôt bien, toujours aucune sensation de fatigue mais je ralentis un peu et je perds la pacer. Alors que je maintenais une allure autour 5’10, je passe à 5’15 – je mets ça sur le compte de mon départ trop rapide mais je reste confiante, mon objectif reste 3h45 et j’ai de la marge. J’ai envie de maintenir une allure à laquelle je me sens bien. On revient vers le centre de Berlin progressivement et il y a de plus en plus de supporters, c’est vraiment agréable de se sentir à ce point porté par la foule.

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Vers le 25eme km, la pacer 3h45 officielle de la course me dépasse, entourée d’une nuée de coureurs sur ses talons. D’un coup je me mets à stresser : et si j’avais déjà perdu l’avance accumulée ? Et si ma montre avait buggé ? Et si en fait mon objectif de 3h45 était en train de me dépasser ? Je choisis donc de quitter l’allure un peu plus lente que j’avais adopté pour coller au train du drapeau 3h45 de la pacer. D’un coup le marathon devient moins agréable. J’arrive à suivre l’allure mais cela me demande un effort plus soutenu. Surtout, de nombreux coureurs suivent à la trace la pacer 3h45 et ça joue des coudes. Alors que j’avais noté au marathon du Mont St Michel une vraie solidarité entre les coureurs, à Berlin les participants sont là pour leur chrono et n’hésitent pas à doubler sans prévenir, à frôler sans s’excuser et à lâcher des « fucks » quand ils se font dépasser. Au 28eme km, un ravito nous oblige à ralentir, pacer inclue. J’ai encore un peu d’eau et j’en ai marre de courir au sein du troupeau de runners qui colle aux basques de la pacer. J’en profite donc pour accélérer un peu et retrouver un environnement moins oppressant. Là encore, je me dis que je ferai moins la maligne en rencontrant le mur du marathon un peu plus loin, mais je prends le risque. Au pire, la pacer me redépassera plus tard…

En passant devant le panneau « 31 km » j’ai un choc. « Déjà ? Déjà 31 km ? Woow mais c’est bientôt fini en fait… Je me sens bien en fait. J’ai mal nulle part, les quadri ça va, le dos aussi… Et puis surtout je m’amuse et je me sens vraiment eu top… Et si j’accélérais pour voir ? » Je fais taire l’autre petite vois qui me dit que je suis dingue, qu’accélérer serait une énorme connerie et qu’il me reste encore 11 bornes pour m’éclater contre le mur du marathon. Je pense à ma prépa express, à tous les fractionnés longs que j’ai dû bouffer, à tous les efforts que j’ai fournis, au parcours du combattant pour pouvoir accrocher ce dossard. Je pense aussi à d’autres trucs, plus personnels et plus lointains, qui m’ont incité à me mettre à la course à pied et qui me poussent à courir aujourd’hui et c’est décidé – j’accélère.

Et bizarrement mon corps réagit très bien. Je retrouve les mêmes sensations qu’aux fractionnés : l’élan de réussir à relancer la machine, de passer d’une phase lente à une phase plus rapide. Je passe à une allure en dessous de 5’/km, ce qui est pour moi, à mon niveau, vraiment rapide. Je n’en reviens pas moi-même. Je me demande comment c’est possible, alors qu’à mon premier marathon c’est justement vers le 30eme km que j’avais du considérablement ralentir. Je continue de prendre des gels et je tente de me ravitailler en eau mais avec les gobelets c’est vraiment difficile. Je ralentis au 35eme km à cause de ça : c’est la cohue pour attraper un gobelet, il y a de l’eau partout à terre… Je me rappelle les conseils qu’on m’a donnée et je décide que je peux finir ce marathon sans m’arrêter encore – un sub 3h40 me semble à porter de main (ou plutôt de jambes) et j’accélère de nouveau – là encore, mon corps ne bronche pas.

37eme km : la fanbase Adidas ! Jamais personne ne m’avait acclamé comme ça, j’ai l’impression d’être une star ! C’est fou et ça me donne tellement de force ! Je consulte ma montre de temps en temps et j’hallucine complètement en voyant que j’arrive à tenir une allure autour de 4’50 – à chaque panneau je vérifie bien qu’on est au 38eme km et non au 28eme… Je ne comprends pas d’où vient ce shoot d’endorphines mais je me sens incroyablement bien et je double pas mal de monde, alors que mon premier marathon c’était complètement l’inverse. Je ralentis un peu autour du 40eme, mais les encouragements de la foule me poussent à accélérer encore. Enfin, au 41eme, au détour d’un virage je vois le Brandenburger Tor – la ligne d’arrivée. Ça devient vraiment dur mais je serre les dents et j’accélère, pour passes la ligne d’arrivée en 3h37.

 

Je marche un peu, je n’en reviens pas. Je marche un peu, mes muscles sont raides mais je n’ai pas de douleur particulière. Je récupère ma bière (sans alcool évidemment…) et le poncho anti-froid. L’émotion me submerge : 3h37 et non 3h45, après une prépa en 3 semaines, ça tient quasiment du miracle – je sais que je referai ce marathon, dès 2018 si possible !

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Quelques conseils pour réussir votre marathon :

  • Pensez à tester votre matériel et vos ravitos longtemps en amont

  • Préférez une gorgée de gel toutes les 20min plutôt que 1 toutes les heures (ça dépend des gens)

  • Pensez à vous hydratez pendant la course, et renseignez-vous (vidéos youtube, CR) pour savoir s’il s’agit de gobelets ou de bouteilles

  • Sautez le dernier ravito en eau peut toutefois vous permettre de gagner de précieuses secondes…

  • Pendant la prépa, pour ne pas trop se fatiguer, 15min/jour de gainage valent mieux que de grosses séances de renfo très fatigantes

  • Le fractionné long c’est la clef de la réussite ! Vive les 5 x 2000m ! 😀

MERCI DIO POUR LE CR merci à vous les lapins de nous lire

MERCI THIERRY

10k Paris Centre

Une de mes lapines Gainées au 10 km Paris Nike

Margaux, lapine gainée, nous raconte son 10km Nike Paris Centre.

Compte-Rendu des 10 km Nike Paris Centre 2017 – Margaux Lifestyle

Ces 10 km Nike Paris Centre, c’était mon objectif chrono de la saison. Après la belle revanche prise sur les 20 km de Paris, une semaine avant, je voulais terminer de la plus belle des manières une année de progrès.

En effet, l’année dernière, ces deux courses ont une saveur particulière pour moi… Un an que j’ai rencontré Yoann… La première fois que l’on a parlé de mes objectifs sportifs, il m’a clairement exprimé son scepticisme… Trop, trop vite en gros. Et effectivement, cela s’est vérifié sur les 10 km Nike Paris Centre l’année dernière…

Alors que Yoann nous servait de lièvre pour aller chercher le sub60, j’ai explosé au 3ème kilomètre… Ni les jambes ni le cardio ne suivaient. J’ai terminé comme j’ai pu, en décrochant un petit RP… J’ai donc continué à me voiler la face. Mais les 20 km de Paris la semaine d’après m’ont forcé à ouvrir les yeux.

Le constat

J’en faisais trop, je partais dans tous les sens. Mais surtout je n’avais pas un entraînement adapté… Je me suis prise une grosse claque, moi qui prenait ces 20 km de Paris pour un test en vue du Marathon qui aurait lieu six mois et pour lequel j’avais un dossard.

On en a discuté

Une discussion plus tard avec Yoann et c’est la douche froide. Il pense que faire ce marathon n’est pas une bonne idée, que c’est beaucoup trop tôt dans ma « carrière » de runneuse et que je n’en ai pas les capacités. Pas pour l’instant du moins… Le temps de digérer l’information, on trouve un accord : il m’amènera jusqu’au 30ème kilomètre, ce qui est déjà un sacré défi pour moi, puis advienne que pourra. Et c’est ainsi que l’aventure Lapin Gainé & Margaux a commencé… Le 1er janvier 2017…

Le marathon de paris 2017

Et cette aventure marathon a été tout simplement magique !!! Que du plaisir (zéro courbatures, douleurs ou autres !!). C’est pourquoi nous avons continué ensemble… Depuis le marathon, quelque chose s’est débloqué. Que ce soit au niveau silhouette, motivation mais surtout objectifs sportifs… Depuis ce marathon, tous mes chronos sont tombés… Notamment le sub60 sur 10 km…

J’ai l’impression d’être dans une phase de progression presque sans fin ! A chaque fois qu’un objectif est atteint, je me dis que la prochaine marche sera un peu plus haute que la précédente… Mais cela n’arrête pas ma progression… 10 km de Boulogne, la Course du Grand Paris, les 10 km de l’Equipe, les 15 km de Versailles, les 10 km de l’Hexagone, Paris-Versailles, les 20 km de Paris…

Puis les 10 km Nike Paris Centre… Mon objectif chrono de la saison… Je suis beaucoup moins sereine pour les autres courses auxquelles j’ai pris part depuis la rentrée. Un peu plus de pression car l’envie d’aller chercher ce RP, d’aller chercher les 57 minutes…

Mais en même temps, je sais que ce n’est pas forcément une période facile pour moi. Entre changement de saison et baisse d’énergie, je ne suis pas au top de ma forme. Sans compter un emploi du temps plus que chargé depuis le début du mois de septembre… Bref, toutes les conditions ne sont pas forcément réunies, mais on verra bien.

S’il y a bien une chose que j’ai pu apprendre aux côtés de Yoann, c’est la patience. Si cela ne passe pas aujourd’hui, cela passera demain. On ne jettera pas l’éponge, on continuera tout simplement à travailler. Parce que le travail finit toujours par payer en course à pied (et dans la vie !!!).

La course Nike Paris Centre

Ainsi, ce 15 Octobre 2017, le réveil sonne encore plus tôt que pendant la semaine pour aller au travail… C’est ça la dure vie du runner addict ! 😉 RDV au village départ, à côté du Palais Royal, à 8h30 pour déposer mes affaires, faire des photos avec les copains, mais surtout retrouver mon lièvre de choc… Karim !

Karim qui est sorti la veille, que j’ai réveillé à 8h et qui vient faire son footing de récup’ avec seulement de la bière dans l’estomac… la base !! Y’a vraiment pas de justice quand même ! Il y a plus de chances que ce soit moi qui vomisse sous l’effort, que lui !

Bref, vers 9h30, on entre dans le sas de départ… Il fait beau, pas trop chaud. Cela va être un régal que de courir dans les rues de Paris !! L’attente commence à se faire longue, l’excitation monte. C’est quand qu’on part ?? Ah oui ! 10h… Enfin, le départ des élites est à 10h… Je trottine sur place. Doucement, pour faire monter tranquillement le cardio. Histoire de dire à mon corps « Et réveille-toi ! Va bientôt falloir mettre les gaz et tout donner pour aller chercher ce RP ! »… Petit claping orchestré par le sexy Kevin Mayer Nike…

10h08… Margaux, les rues de Paris Centre sont à toi !!! Je pose mon cerveau, me concentre sur ma respiration, ma foulée et fait totalement confiance à Karim. On s’est mis d’accord sur une allure à 5’45/km sur les 5 premiers kilomètres, puis on essaiera d’aller chercher les 5’30 si les jambes suivent. Sans toutefois me griller sur le 7ème kilomètre. En effet, le boulevard de Montmartre est un enchaînement de faux-plats un peu casse-patte…

Je me cale sur la foulée de Karim. Et j’avance. Quel bonheur que de ne pas avoir à réfléchir, seulement suivre les consignes… Un coup à droite pour éviter un runner un peu plus lent, un coup à gauche pour rester à l’ombre. Je le suis tout simplement. Le premier kilomètre passe en 5’42… Le second en 5’39… L’allure est la bonne. Alors on se concentre pour la maintenir…

Sauf que l’estomac décide de se rebeller un peu. Instant glamour ! A l’entame du troisième kilomètre, la digestion commence à se faire… Le ventre est noué. Je respire profondément et ralentis un chouille le temps que cela passe. Ce troisième kilomètre se fera en 5’51…

On arrive sur les quais. Karim est toujours devant moi à m’encourager. A me donner de l’eau régulièrement et à faire en sorte que je sois constamment à l’ombre. Je suis dans ma bulle. Moi, la grande bavarde, je suis silencieuse, concentrée que je suis sur ma respiration.

Je passe le cinquième kilomètre en 00 :28 :18, ce qui est un record !! Je suis bien, les jambes arrivent à suivre le rythme, ma respiration est bonne. On continue sur cette lancée ! La place de la Madeleine est à portée de vue. Je passe le 6ème kilomètre et là, les choses sérieuses commencent ! On enchaîne le Boulevard de la Madeleine, le Boulevard des Italiens et le Boulevard Poissonnière, soit un enchaînement de faux plats plus ou moins longs pendant deux kilomètres…

Je serre les dents pour ne pas trop ralentir dans les « montées » et profite des « descentes » pour relancer (du moins, tenter de relancer) la machine… Petites foulées, coudes serrés qui vont chercher la propulsion, respiration raccourcie pour éviter de faire trop monter le cardio. Je me mets dans ma bulle. Je continue à mettre un pied devant l’autre à l’allure que me donne Karim. Tous les deux kilomètres il me donne de l’eau pour éviter que je ne me déshydrate. À l’ombre il ne fait pas si chaud que cela, mais j’en ai besoin. Je commence à peiner.

J’ai l’impression d’avoir les jambes en coton, de ne plus pouvoir accélérer alors je suis à 5’40-5’50/km sur ces deux kilomètres. On attaque enfin la dernière ligne droite. C’est à ce moment que le mental prend le relais.

Les jambes ne sont plus aussi bien qu’au début. Les différents faux plats ont attaqué mon cardio… Je dépasse les 195bpm. Le souffle est vraiment court. Mais il va falloir faire avec jusqu’à la ligne d’arrivée. Parce que nous n’allons pas ralentir. Le 8ème kilomètre passe en 5’27/km… Plus qu’un kilomètre avant la ligne d’arrivée…

Petit à petit, j’ai l’impression d’avoir mon petit-déjeuner en travers de la gorge. Cela commence à être vraiment dur. Puis, à 700-800 mètres de l’arrivée, mon mental défaille. J’annonce à Karim que je n’en peux plus et m’arrête d’un coup. Il refuse, me prend la main et m’oblige à continuer. « On ralentit si tu veux, mais on ne s’arrête pas. Tu as tellement donné, c’est hors de question de louper ton objectif si près du but ». Alors on court côte à côté, lui me tenant la main, moi lui broyant la sienne.

On arrive sur la Place des Victoires. Il ne me reste plus rien. Je relâche la main de Karim. Et j’accélère. Mon petit-déjeuner continue de remonter. Je serre les dents. Si je dois vomir, ce sera à l’arrivée, pas avant ! Je vois le dernier virage. La foule est au rendez-vous. Cela crie, cela applaudit ! Je donne tout, puis finalement je franchis cette ligne d’arrivée. J’ai une nausée plus forte que les autres, mais finalement mon estomac reste à sa place. Je regarde ma montre 00 :57 :09’09… J’ai atteint mon objectif ! (Plus tard, je recevrais mon temps officiel : 57’02)

Je viens de mettre une sacrée claque à mon précédent RP, qui datait de juin 2017 sur les 10 Km de l’Hexagone : 00 :58 :38… Mais surtout, je réalise les progrès réalisés en un an : je viens de gagner 6 minutes sur 10 km ! Je n’en reviens pas. Le repos est maintenant de mise. J’ai quand même pas mal forcé depuis la rentrée. Alors place à la récupération avant de se concentrer sur les prochains objectifs : le semi-marathon en 2h15 et le 10km en 55 minutes… Yoann, nous avons du travail !!

Margaux