into the wild

Transkarukéra un Trail hors norme, into the wild

Hey mes petits gainés,

Ça y est, je suis de retour à Paname et ça caille de ouf ici, après la canicule qu’on a pris et que vous avez pris ça fait mal au cul -15/20 degrés, c’est abusé le temps ! Je vous raconte mon aventure into the wild

Je suis rentré mardi et pendant deux jours j’ai eu l’impression d’être vide sans jus de carotte pour me donner la pêche, la canne à pêche ! Horrible ! Une vraie loque, peut être le décalage de 6h et la récupération limite bafouée du 90k, le deuxième ultra pour moi cette année. Comme vous le savez, j’étais finisher sur la maxi race 83km qui était la prépa pour le 90k organisée par ma famille. La fameuse et costaud transkarukéra ! L’année dernière j’étais sur le 55k

Cette année nouveau challenge : se frotter à la 90k. Sur la ligne de départ, j’ai des sueurs froides,  sûr je flippe ! Je me dis « merde, est ce que t’es bien préparé ? Est ce que ça va passer ? Je représente la teamtranska qui organise la course ». On est 30 au départ et je sais dès le début que je vais me retrouver seul à un moment ou à un autre car chacun pêche que ce soit dans une descente ou dans une montée de l’espace. Le départ sonne et je me retrouve dans le milieu du peloton avec Clémence, la 3ème du 55 de l’an dernier et son copain. L’idée est toute simple, FINIR entier et pouvoir courir le plus possible.

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Dans les côtes, je suis moyen/bon et dans les descentes je pêche encore, même si je me suis encore amélioré cette saison, j’ai du boulot. Après le 1er ravito, je me rapproche des 10 premiers. Déjà plus 1h de course dans la grivelière situé dans la commune de Vieux-habitants. Mon père et mon oncle m’encourage durant la grimpette. Les Clain, mes amis de la Réunion, de grands champions de là bas, sont déjà loin.

Le Ravito passé, on s’attaque avec Lapin au Piton Bouillante, un des gros morceaux de la course. Pendant l’ascension, je rencontre Martin et Anne Marie qui sont sur le 130k.

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Avantage de la course tout le monde est sur le même tracé donc bien que ce soit une petite course, tu vois quand même un peu de monde. J’arrive au ravito, après quelques heures de grimpette, pour retrouver la patronne de la rando guadeloupéenne de l’asso « ilôt rando ».

Deux/trois TUC et c’est reparti. La descente s’annonce salée, Ray Jee et les deux fred me mettent une tempête. Je serai donc seul pour descendre et rejoindre les Mamelles. Je suis parti avec 1,5 L de flotte, un peu juste pour cette partie, je me retrouve à sec, obligé de boire dans la rivière.

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Comme je suis habitué, ça glisse comme papa dans maman. Heureusement sinon c’était les pommes assurées vue la chaleur ambiante de la jungle. J’apprendrais plus tard qu’une concurrente n’a pas osé la rivière et s’est retrouvée dans la mal. En la croisant à Pointe Noire, je lui dis : »la prochaine tu bois dedans hein ! ». Elle me fait une signe de tête en guise d’accord.

Bon bon bon j’arrive au ravito après presque 6h de course, Les deux fred sont là. Je n’ai fait que 25km. Puta madré. Je reste un moment pour reprendre mes esprits et remplir mes gourdes. Je me prends un jus qui glissera dans mon gosier, à chaque ravito j’ai kiffé la boisson. Pas trop sucré juste ce qu’il faut pour moi. C’est reparti. L’idée est de rallier Pointe Noire, la ville de ma grand mère, en moins de 3 h, ce sera chose faite. Je connais cette partie. Je l’ai déjà faite à l’entrainement, j’ai les deux Fred devant moi sans les voir. Puis à un moment je me retrouve seul, comme après le ravito des crêtes vers Piton Bouillante.

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Cette partie se passe bien, sans accro, je navigue dans mes pensées, j’ai le temps de refaire le monde. Arrivé à PN je suis applaudi et encouragé, comme depuis le début sur tous les ravitos. C’est vraiment plaisant et motivant. Je repars avant les deux Fred vu qu’ils sont plus rapides que moi. Ils me rattraperont forcément. Bah ils mettront plus d’1h à me récupérer. Au ravito de Belle Hotesse, le 1er Fred me dit que son pote à craqué à Varin donc on avance tous les deux jusqu’à Beausoleil où l’autre Fred nous rejoindra. Pendant la traversée de la forêt ça cause de tout et de rien.

On repart tous les trois pour aller chercher Sofaïa, notre prochaine étape, la nuit commence à tomber. J’essaye de ne pas utiliser ma frontale toute suite. Lorsque je commence à l’utiliser, elle est faible, pour ne pas me retrouver seul tout de suite j’attends, j’attends, grosse erreur car au moment où je suis moins bien elle s’éteint la connasse. ET là paf, je suis seul dans le noir comme un con dans la jungle. Je serai seul à Sofaïa comme l’année dernière. Comme je connais, je ne stresse pas le moins du monde. J’allume mon portable en lampe, je change les piles et hop c’est reparti. La pause me fait du bien. J’ai repris des forces et j’enchaine. Quand j’arrive en haut du morne, je suis bien donc pas de pause. Je descends comme un cochon ! Au bout de quelques km je rattrape un 1er Fred qui me dit : »Fred a tracé, je ne peux pas courir ». Arrivé à Sofaïa, je cours toujours et ça me fait plaisir ! Je rejoins Ray Jee qui m’avait tracé à Piton Bouillant. A ce moment je suis avec le 5ème et le 6ème. Fred reste un peu sur place et je repars avec Ray Jee. Avec une petite forme. L’idée, c’est d’en finir car j’en ai plein le cul. On sera ensemble jusqu’au chemin agricole. Le 1er Fred nous rattrape, il s’est mis une fessée dans la descente pour revenir sur nous. Il est vraiment bon en descente celui là. On court tous les 3 jusqu’à Severin et le ravito qui est juste après la distillerie. On recupère le 3ème Anthony et le 4ème Gérard. Un peu cassé, je vois les 3 loulous  Ray Jee et les deux cités précédement repartir. Ils finiront ensemble et moi avec Fred. Le classement ne bougera pas. Au final, on a fait alternance marche/course jusqu’à 20k de l’arrivée. Puis les Derniers 20k ont été laborieux avec pas mal de marche quand même. En gros j’en ai chié. Finalement je fais 6e avec Fred en 22h24.

Finisher ! Parfait mission accomplie

Love Run Plank

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Mon équipement :

  • Sac SLab Salomon 12L avec 2 bidons souple salomon
  • + 1 bouteille plastique à remplir dans les rivières
  • Short skin
  • caleçon odlo
  • chaussette injinji
  • tshirt nike compression
  • chaussure terraclaw 220 inov8 équipé de lacet xtenex

Bouffe avant la course :

Que des trucs locaux et la veille fruits à pain en sauce avec du poisson de papa cuisiné par mamie Simone. Oui oui mon père habite là bas.

Ma bouffe pendant :

  • barre gerblé amande
  • mélange énergie
  • noix de cajou salé

Ma bouffe après :

Trois Plats de riz avec du poulet mariné cuisiné par la cousine

Voilà vous savez tout !

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